Du reportage à l'écriture poétique
Photo JP Dekerle
Oratorio pour les Charitables
Pour tenter de répondre à cette question plusieurs fois posée :
"combien de temps avez-vous mis et comment avez-vous fait pour écrire les textes poétiques d'Oratorio pour les Charitables"
je dirais que le temps ne se compte pas.
Le thème se décline en marchant, en dormant, en rencontrant ceux qui côtoient la mort au quotidien mais aussi ceux qui dévorent la vie.
Dans l'ombre de longues soirées, s'en suit un travail de laboureur de mots.
Un des poèmes avait déjà été publié par la revue "Le coin de table" dirigée par Jacques Charpentreau.
Je garde rarement mes brouillons, version papier ou informatique.
Par chance, j'avais travaillé ce poème dans un carnet.
Entre les deux versions,
il y a une évolution:
Changement de titre déjà
Masque
transformé en
L'exclue
puis balayage du "je"
laissant place à "elle"
Le rythme s'installe dans la deuxième phase.
J'intervertis un paragraphe, donnant un sens cinématographique à la structure du poème.
Le décor devient plus visible.
Les scènes se déroulent à l'extérieur.
Je travaille sur les contrastes :
Pluie / Soleil.
Solitude / Multitude
Immobilité / Mouvement
Assurance / Doutes
...
Pour finir, je mets entre parenthèses les mots qui n'apportent rien,
que ce soit dans la compréhension du texte ou l'effet sonore.
Le poème définitif se trouve sur ce blog dans l'article "Un spectacle inoubliable"
ainsi que dans la revue"Le coin de table"
Place à vos commentaires si ce dépouillement vous semble pertinent !